L'une des vedettes du salon de Genève les plus attendues, l'une de celles qui fera courir les foules, c'est bien la Ferrari 599 GTB. La magie du nom, la magie du petit cheval cabré... Et puis une toute nouvelle Ferrari, c'est toujours un événement. Et c'est vrai que le stand de l'icône de Modène a été pris d'assaut par les journalistes. Des photos avaient déjà été diffusées de la remplaçante de la 575 Maranello, qui laissaient deviner une silhouette musclée et nerveuse, sans doute un peu moins élégante et fluide que celle de son aînée. Mais il était difficile de s'en faire une idée précise.
Découverte « en vrai » sur son podium, la nouvelle Berlinetta lève les doutes : la séduction est bien là. Tout en elle suggère la performance et l'agressivité, qui prévalent sur le souci d'élégance classique, habituelle signature de la maison Pininfarina, partenaire de longue date de marque au cheval cabré. C'est l'aérodynamisme et l'efficacité qui ont dicté les formes de la 599 GTB, au détriment de la pureté. Il suffit d'observer l'imposant diffuseur arrière et les joues de custode séparées de la carrosserie, destinées à canaliser l'air sur la lunette arrière et le becquet de coffre pour s'en convaincre.
Un mot sur le patronyme de la nouvelle venue : 599 fait officiellement référence à la cylindrée du V12, qui est en fait un six litres, à un centimètre cube près. GTB renvoie à la longue histoire des berlinettes de la marque, celle, entre autres des mythiques 250 GTB, 275 GTB à autres 365 GTB4, alias Daytona. GTB, pour Gran Turismo Berlinetta. Une philosophie plus radicale et sportive pour cette stricte deux places que celle de la 612 Scaglietti, davantage tournée, avec ses presque quatre vraies places, vers le grand tourisme (très) rapide. Comme Ferrari en a pris l'habitude ces derniers temps, la nouvelle venue a reçu un surnom. C'est Fiorano, du nom de la piste d'essai privée de Ferrari. La couleur est annoncée. Superbe!